NIMEC
Laboratoire de recherche


Informations pratiques

DIRECTEUR :
Béatrice CANEL-DEPITRE
nimec@univ-lehavre.fr


SECRÉTARIAT :
Delphine LEVEE
delphine.levee@univ-lehavre.fr
Horaire :
lundi, mardi, vendredi : 8h30-12h30 13h30-17h30
mercredi : 13h30-17h30
jeudi : 8h30-12h30 13h30-18h00
Téléphone : 02 32 85 99 30
nimec@univ-lehavre.fr


ADRESSE POSTALE :
Université du Havre
NIMEC
UFR des Affaites Internationales
25, rue Philippe Lebon
BP 1123
76063 Le Havre cedex
France

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Présentation du Laboratoire

publié le , mis à jour le

Présentation du Laboratoire

Regroupant les laboratoires de recherche en gestion des Universités de Caen, Rouen et Le Havre, le laboratoire NIMEC (Normandie Innovation, Marché, Entreprise, Consommation) compte plus de 60 doctorants et 50 enseignants-chercheurs, qui travaillent autour de 3 thèmes de recherche : Culture, socialisation et consommation ; Comportement organisationnel et postures managériales ; Innovation et coopération. L’équipe havraise est constituée de 12 enseignants chercheurs et 9 doctorants.

Axe Innovation et coopération

Ce thème fédère les chercheurs qui traitent du lien et des interactions entre des organisations engagées dans des projets collectifs. La plupart des chercheurs du Nimec, site de l’Université du Havre. Les travaux développés dans cette thématique portent sur les problématiques liées au pilotage des organisations multi-acteurs (supply chain, réseaux territorialisés d’organisations, firmes multinationales, écosystèmes…) qui constituent ainsi l’unité d’analyse privilégiée. Globalement, l’objectif de l’équipe est de comprendre la relation entre le management (structure, coordination, contrôle) de ces entités complexes et leur performance comprise au sens large (économique, écologique, sociétale, etc.). Les processus de construction de ces collectifs et leur pilotage, la nature des liens entre membres et l’incidence des comportements individuels sont notamment étudiés.
Les travaux développés dans cette thématique peuvent être scindés en deux axes.

Dynamiques coopératives et territoriales

L’équipe des chercheurs composant cet axe s’intéresse aux questions de la coopération et des interactions stratégiques en matière d’innovation. Elle se focalise principalement sur deux objets d’étude :
1. les collectifs (alliances, réseaux, écosystèmes…) qui soutiennent les projets d’innovation (notamment de développement des produits nouveaux),
2. les territoires dans lesquels s’inscrivent ces projets et ces collectifs.

La thématique des coopérations en matière d’innovation connait depuis quelques années un regain d’intérêt avec l’apparition de pratiques nouvelles (notamment les modèles d’innovation ouverte), de représentations renouvelées de l’environnement des organisations (notamment les approches en termes d’écosystème et de champ organisationnel) et de méthodes nouvelles d’observation (en particulier les approches par les réseaux sociaux). Les chercheurs du NIMEC ont contribué à ces avancées par la réalisation de divers travaux et l’organisation de manifestations académiques sur l’innovation ouverte, la participation à des ouvrages et numéros thématiques sur les écosystèmes ou encore la publication de plusieurs recherches (thèses et articles) mobilisant la théorie des réseaux sociaux.
On observe également que la problématique territoriale, communément réservée aux travaux en géographie industrielle et en économie territoriale ou spatiale, est de plus en plus souvent investie par les sciences de gestion. En effet, les mutations actuelles de l’environnement soulèvent des interrogations sur les modes particuliers de management des rapports entreprises/territoire. Depuis plusieurs années, plusieurs thèses et articles de chercheurs du NIMEC ont ainsi porté sur l’articulation entreprise/territoire, innovation/territoire ou encore innovation/territoire et projet. Le projet apparaît comme un fil rouge de ces travaux en apparence disjoints parce qu’il est l’objet qui articule opérationnellement la relation entreprise et territoire.

Gouvernance et Performance de la Relation Inter-firmes

L’équipe des chercheurs composant cet axe tentent de comprendre comment les entreprises imaginent des organisations innovantes pour gouverner les chaines logistiques.
D’une approche technique de la gestion du transport de marchandises, l’analyse de la supply chain est passée à une approche systémique dans laquelle le territoire est vu comme un système complexe composé de sous-systèmes (corridors, flux de personnes, réseaux d’entreprises, institutions publiques et parapubliques… ) qui doivent être coordonnés dans l’objectif d’une performance économique et environnementale globale.
Un des leviers ou variables stratégiques pouvant améliorer la performance de la logistique urbaine, ou plus précisément le transport de marchandises en ville, est la mutualisation. Cette stratégie représente une coopération entre différentes parties prenantes public-privées. Elle est à la fois présentée comme une solution susceptible d’éviter la redondance des actifs (et donc des ressources), en les optimisant, et le moyen de limiter les coûts économiques et environnementaux. Cependant, de nombreux projets de mutualisation ont rencontré des échecs susceptibles d’être riches d’enseignements sur les structures et modes de gouvernance les plus pertinents en la matière.
En ce qui concerne les "corridors logistiques", ils correspondent à de véritables interfaces entre les chaines logistiques mondiales et les foyers de production/consommation. Les flux parcourant les corridors desservent les différents points de concentration d’activités productives (clusters industriels par exemple), de consommation (centres urbains notamment) et d’échange internationaux (places portuaires, aéroports...), qui constituent une mosaïque de territoires devant se coordonner pour exploiter leurs avantages et complémentarités de façon optimale. Les enjeux majeurs des corridors sont la facilitation de ces flux, le développement des transports multimodaux économes en énergie, l’interfaçage de ces derniers avec la logistique de distribution et la prise en compte des externalités causées par les activités de transports, d’industries et de services situées le long des corridors. La prise en compte du territoire dans son ensemble pose le problème de sa gouvernance et de l’efficience de celle-ci face aux problématiques socio-économiques et environnementales du transport de marchandises. En effet, la gouvernance des territoires des corridors logistiques est souvent éclatée entre les différentes parties prenantes des corridors et se heurte régulièrement aux intérêts individuels de ces dernières. La problématique porte alors sur les modes et structures de gouvernance permettant de concilier l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, élément déterminant de leur attractivité dans la compétition mondiale.